Coupe du monde 2022 : Le Qatar perd en entrée

Vues : 33
0 0
Durée de lecture :4 Minute, 36 Secondes

L’ambiance du stade Al Bayt n’a pas résisté au premier revers subi par le Qatar (0-2) face à l’Equateur, dimanche, dès le match d’ouverture. L’enceinte, qui était climatisée, s’était déjà vidée bien avant la fin de la rencontre.
On n’ira pas jusqu’à dire qu’il faisait frisquet mais le thermomètre affichait 24 degrés, avec un peu de vent, à la sortie du stade Al Bayt, dimanche soir, après la fin de la rencontre. Et à l’intérieur de l’enceinte, les dizaines de bouches rouges qui criblent les hauteurs de sa structure continuaient de cracher leur souffle. Le Qatar a branché la clim’dimanche, avant de la subir, dès le match d’ouverture de « sa » Coupe du monde, en attisant une des multiples polémiques qui collent à l’organisation de ce tournoi mondial exotique.

Et du souffle, le Qatar en aura bien besoin dans les jours qui viennent, pour que sa sélection se remette de ce gros trou d’air face à l’Equateur (0-2). Et pour se justifier d’avoir donné cette image aussi, devant les yeux de la planète, de tribunes abandonnées par le public, ce qui la fout mal quand on a préparé un événement pendant douze ans et qu’on parlait de sa grande impatience que le « jour J » arrive enfin.

Le frisson d’excitation n’a pas duré
Il n’y avait plus qu’une moitié du « kop » qatarien placé derrière un but qui continuait de chanter en seconde période, alors que l’Equateur gérait son succès (2-0), thésaurisé au bout de la première demi-heure, dans une ambiance qui n’avait plus rien à voir avec l’idée – ou l’expérience – qu’on a d’un match d’ouverture de Coupe du monde. Le frisson d’excitation qui avait parcouru les tribunes du stade Al Bayt, trois heures plus tôt, lorsque le « zéro » du compte à rebours avait jailli sur les écrans géants, était passé depuis longtemps.

Amorcé à la pause, le départ de très nombreux spectateurs s’est poursuivi, comme un désolant goutte-à-goutte, durant une seconde période où l’on pouvait même, sur les temps faibles, profiter d’un silence aérien, par séquences malaisantes. Le speaker a joyeusement annoncé 67 372 spectateurs, alors que le match tirait à sa fin, mais il y avait déjà un moment que ce nombre se conjuguait à l’imparfait. Et le stade était quasiment vide lorsque l’arbitre italien de la rencontre, M. Orsato, a renvoyé tout le monde dans ses entrailles.

Et si la tribune d’honneur réunissait l’émir actuel et le précédent, Hamad ben Khalifa al-Thani, le père de Tamim, à droite de Gianni Infantino, un invité de marque était installé à gauche du président de la FIFA : Mohammed ben Salmane, dit « MBS », le prince héritier d’Arabie saoudite. Un beau cliché d’union à donner à la région du Golfe, qui avait été secouée par une crise de voisins entre juin 2017 et janvier 2021, lorsque les Saoudiens et leurs alliés (Émirats arabes unis, Bahreïn et Egypte) avaient coupé toutes relations commerciales et politiques avec la péninsule.

L'émir Tamim ben Hamad al-Thani a assisté à la défaite du Qatar au côté de Gianni Infantino, le président de la FIFA. (F. Faugère/L'Équipe)
L’émir Tamim ben Hamad al-Thani a assisté à la défaite du Qatar au côté de Gianni Infantino, le président de la FIFA. (F. Faugère/L’Équipe)
L’émir Tamim ben Hamad al-Thani a assisté à la défaite du Qatar au côté de Gianni Infantino, le président de la FIFA. (F. Faugère/L’Équipe)

Car c’est l’objectif répété depuis des années par le Qatar, malgré la longue parenthèse de cette ancienne brouille. Cette Coupe du monde n’est pas seulement le jouet du richissime petit émirat, qui s’est imposé sur la carte du monde grâce au sport, mais aussi une dédicace au monde arabe. C’est ce qu’expliquait Zara, venue d’Oman pour ce match, mais maillot du Qatar sur le dos, en laissant de côté la fierté nationale. « Ce soir, je suis d’abord quelqu’un du Golfe, souriait-elle. Le Qatar a réalisé un rêve pour les gens de la région. »

Une déception mêlée d’incompréhension se lisait sur les visages des locaux, enfin ceux qui étaient restés jusqu’au bout sur leur siège, après ce bon coup de massue. Un contraste avec le franc sourire qui était affiché par l’émir Tamim ben Hamad al-Thani, bien plus tôt, à la fin de la cérémonie d’ouverture. Car avant d’être un très mauvais soir, c’était le grand jour, dimanche, pour le petit émirat, douze ans après sa désignation pour accueillir la première Coupe du monde de l’histoire disputée au Moyen-Orient.
Et si la tribune d’honneur réunissait l’émir actuel et le précédent, Hamad ben Khalifa al-Thani, le père de Tamim, à droite de Gianni Infantino, un invité de marque était installé à gauche du président de la FIFA : Mohammed ben Salmane, dit « MBS », le prince héritier d’Arabie saoudite. Un beau cliché d’union à donner à la région du Golfe, qui avait été secouée par une crise de voisins entre juin 2017 et janvier 2021, lorsque les Saoudiens et leurs alliés (Émirats arabes unis, Bahreïn et Egypte) avaient coupé toutes relations commerciales et politiques avec la péninsule.

Car c’est l’objectif répété depuis des années par le Qatar, malgré la longue parenthèse de cette ancienne brouille. Cette Coupe du monde n’est pas seulement le jouet du richissime petit émirat, qui s’est imposé sur la carte du monde grâce au sport, mais aussi une dédicace au monde arabe. C’est ce qu’expliquait Zara, venue d’Oman pour ce match, mais maillot du Qatar sur le dos, en laissant de côté la fierté nationale. « Ce soir, je suis d’abord quelqu’un du Golfe, souriait-elle. Le Qatar a réalisé un rêve pour les gens de la région. »

Happy
Happy
0 %
Sad
Sad
0 %
Excited
Excited
0 %
Sleepy
Sleepy
0 %
Angry
Angry
0 %
Surprise
Surprise
0 %
Previous post Côte d’Ivoire : L’inflation retombe à 6,2% en octobre 2022
Next post Angleterre – Iran : La promenade anglaise

Average Rating

5 Star
0%
4 Star
0%
3 Star
0%
2 Star
0%
1 Star
0%

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :