Péage Abidjan-Grand Bassam: «Les consommateurs ne méritent pas d’être appauvris davantage, le gouvernement doit revoir sa copie» (JB KOFFI, COC-CI)

Vues : 123
1 0
Durée de lecture :2 Minute, 28 Secondes

Le Fonds d’entretien routier (FER) vient de rendre public les tarifs du péage Abidjan-Grand Bassam. La grogne est aussitôt montée. Et Jean-Baptiste Koffi, président de la Confédération des organisations des consommateurs de Côte d’Ivoire (COC-CI) interpelle le gouvernement, dans cette conribution.
Ce qui paraissait comme une rumeur est finalement devenu une information officielle depuis quelques jours avec ce communiqué signé du Fonds d’Entretien Routier (FER). Le poste de péage de l’autoroute Abidjan-Grand Bassam rentre en service à partir de ce vendredi 24 juin 2022, avec des tarifs annoncés qui ont coupé le souffle de tous les usagers de cette route.
Tous les propriétaires de véhicules légers, qui espéraient faire des économies sur leur budget familiale en allant vivre à coûts réduits en province, du côté de Bassam, Bonoua, Aboisso, Assini etc. sont sans voix. Ils devront désormais s’acquitter de 12.000 Fcfa de frais de péage par semaine (du lundi au samedi) soit 48.000 Fcfa par mois. Sans compter que s’ils roulent au super, ils ont déjà vu leur budget carburant croitre avec les dernières hausses du prix du litre du super sans plomb à la pompe.
Ne parlons pas des autres postes du budget familial comme la nourriture qui est loin d’être stable par ces temps qui courent. Cela devient intenable et insupportable pour les consommateurs condamnés quotidiennement à faire le difficile arbitrage entre des revenus maigres et bloqués d’une part et des charges familiales incontournables, en perpétuelle augmentations.
Les consommateurs et les organisations de défense de leurs droits demandent au gouvernement de revoir sa copie. Rien ne saurait justifier un tel niveau de frais de péage à un moment où les consommateurs subissent de plein fouet, les effets collatéraux d’une crise Russo-ukrainienne dont nul ne peut prédire le terme à ce jour.
A toutes fins utiles, il convient de rappeler qu’il revient à l’État de mettre à la disposition des populations des infrastructures indispensables à leur épanouissement. En admettant le principe même du péage routier depuis quelques années, les consommateurs font déjà suffisamment d’effort et ne méritent pas d’être appauvris davantage avec des tarifs inadmissibles. Un premier péage nous a été imposé en pleine agglomération (3ème pont) avec des tarifs que nous digérons toujours mal et voilà qu’on vient nous fixer un autre péage toujours en plein Grand Abidjan avec des tarifs encore plus élevés. Trop c’est trop. Il faut même un terme à cette escalade. Faute de réaction, nous demandons à tous les usagers de se déporter sur la nationale (ancienne route). Nous osons croire que cette dernière ne fera pas l’objet d’ici quelques temps de fermeture pour travaux. Si tel devait être le cas, la loi fait obligation aux autorités de prévoir des voies alternatives car les usagers ne sauraient tous être contraints de passer par le péage. Nous y veillerons.
Jean-Baptiste Koffi
Président COC-CI

Happy
Happy
0 %
Sad
Sad
0 %
Excited
Excited
0 %
Sleepy
Sleepy
0 %
Angry
Angry
0 %
Surprise
Surprise
0 %
Previous post Remous dans les mobiles money: A quoi joue le ministre de l’emploi avec Wave?
Next post Pont à péage de Grand Bassam : Comprendre la surfacturation de la construction et du montant du péage

Average Rating

5 Star
0%
4 Star
0%
3 Star
0%
2 Star
0%
1 Star
0%

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :