Il est temps que les PME/PMI africaines soient au cœur du système économique et du marché des infrastructures pour le bien-être des populations

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La croissance économique africaine est la plus soutenue de ces 20 dernières années à travers le monde, selon les données statistiques de la banque mondiale. Malheureusement, contrairement à ce qu’on a pu constater en Chine et dans d’autres régions du monde, la croissance économique en Afrique n’induit pas un changement significatif du niveau de vie des populations. Qu’est ce qui justifie cet écart entre la richesse nationale et la richesse réelle des habitants ?

Après la violente crise économique de 1929, le président américain d’alors, Francklin Delano Roosvelt, va lancer des grands travaux d’infrastructures aux Etats Unis d’Amérique, afin d’injecter massivement des fonds dans l’économie. Il va confier ces travaux exclusivement à des entreprises américaines. Ce qui a eu pour mérite d’enrichir les entreprises américaines, les employés de ces entreprises, et par ricochet les foyers américains.

En conséquence il y a eu croissance de la consommation des ménages qui ont enrichi à leur tour les entreprises et relancé l’économie.
En Europe après la seconde guerre mondiale il fut lancé le Plan Marchal qui a lancé aussi des grands travaux d’infrastructures exécutés par des entreprises européennes qui ont enrichi les entreprises européennes qui ont payé de bons salaires à leurs employés qui ont accru la consommation des ménages qui ont enrichi à leur tour les entreprises manufacturières et relancé l’économie.

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Donc le schéma de sortie de grandes crises est selon le schéma économique établi :

1 – INVESTISSEMENT MASSIF DANS LES INFRASTRUCTURES
2 – CHOIX D’ENTREPRISE NATIONALE
3 – CREATION DE RICHESSE
4- CONSOMMATION DES MENAGES
5 – ENRICHISSEMENT DES ENTREPRISES MANUFACTURIERES
6 – RELANCE DE L’ECONOMIE

En conclusion, il est établi que le schéma d’enrichissement économique d’un pays ne saurait se faire sans les entreprises nationales au cœur du système de construction des infrastructures.
Malheureusement, en Afrique, les infrastructures sont mises en place sans les entreprises nationales. Les marchés sont attribués aux entreprises issues des pays auprès desquels les pays africains empruntent les fonds. Si les fonds sont alloués par les français, l’entreprise prestataire sera celle adoubée par la diplomatie française. Si les fonds proviennent de Chine, des Emirats ou de l’inde, ce sera le même protocole. Et ces entreprises ne sont jamais ivoiriennes ou de tout autres pays africains.

Dans tous les cas, il n’y a presque jamais transfert de technologie ou de fonds des pays développés vers les Etats Africains. Les travaux sont exécutés grâce à une ligne de crédit mise en place par une banque multinationale via sa filiale locale, et les remboursements sont effectués en devises dans les banques sièges. Aucun fonds n’arrive en Afrique. A la fin, les africains ont des ponts, des routes, des stades, des hôpitaux, mais pas le fruit de ses infrastructures. Ils demeurent donc aussi pauvres qu’ils l’étaient avant les infrastructures. Car ils n’ont pas profité des fonds qui devaient les enrichir.

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Pour une explication plus facile schématisons dans un cadre plus local.

Imaginons une cour commune en délabrement à Koumassi (commune populeux d’Abidjan en Côte d’Ivoire). Au sein des locataires, il y a des maçons, des plombiers des menuisiers et des corps de métier divers. Pour la réparation des installations de cette cours,

  • Le propriétaire A, fait venir une entreprise BTP d’Abobo (une autre commune populeuse toujours d’Abidjan) qui effectuent les travaux et remettent la cour à neuf. Les habitants ont une belle cour, mais leur situation économique n’a pas changé.
  • Le propriétaire B, d’une autre cour commune dans la même situation, lui, décide de confier les travaux à une entreprise de Koumassi, qui engage tous les habitants de la cour ayant compétence pour exécuter les travaux. A la fin des travaux, les habitants ont une belle cour et ont vu leur situation économique transformée par les travaux.

L’exemple du propriétaire A est celui que les Etat Africain suivent. Celui du propriétaire B est celui qui est exécuté dans les pays développés.

En occident et les pays de l’OCDE, la richesse nationale est mesurée selon la consommation des ménages. Elle représente clairement l’état d’esprit de la population et permet d’avoir une idée claire des leviers économiques à activer. En Afrique, les PIB sont brandis par les dirigeants comme marque de la richesse nationale, même si la population vit dans la misère.
L’un mesure sa richesse par l’état d’esprit du peuple et, l’autre par l’état d’esprit du gouvernement.

Il est temps que nos états africains donnent à nos champions nationaux la place qu’ils méritent. Il est temps que les PME/PMI africaines soient au cœur du système économique et du marché des infrastructures pour le bien-être des populations.

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