Le combat contre les feux se fait aussi depuis l’espace

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Selon Joshua Johnston, scientifique à Ressources naturelles Canada, ses pairs et les gestionnaires d’incendies ont maintenant accès à une vue d’ensemble des feux.

Pouvoir voir un feu apporte les renseignements les plus utiles, explique-t-il. Il n’y a pas assez de pilotes pour survoler chaque feu au pays chaque jour, et encore moins deux fois par jour.

Grâce à la diminution des coûts technologiques et l’apport du secteur privé, le nombre de satellites en orbite est passé de 192 en 2014 à 971 aujourd’hui, d’après le groupe américain Union of concerned scientists.

Un des renseignements les plus utiles provenant des images satellites est la radiation du feu. Cette mesure de l’énergie émise permet aux experts d’identifier les points chauds, de prédire les zones de croissance possible des flammes et leur vitesse d’expansion.

Connaître la force d’un feu permet d’adapter les manières de le combattre, ajoute Mike Flannigan, chercheur scientifique principal du Partenariat canadien pour la science des feux de forêt (Canada Wildfire).

Vous pouvez comprendre si des largages d’eau ou de retardateur de flammes vont fonctionner ou si vous perdez votre temps , explique-t-il.

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Mesurer la chaleur des incendies permet aussi aux scientifiques de calculer ses émissions. Les prévisionnistes utilisent les données des satellites Sentinel de l’Agence spatiale européenne pour calculer un éventail d’émissions, des gaz à effet de serre aux particules en passant par le monoxyde de carbone. 

Ce sont des estimations à partir de l’énergie radiative, indique Mark Parrington du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme. Nous utilisons plusieurs facteurs de conversion pour calculer la quantité d’émissions de carbone et de particules en fonction du type de végétation.

Une plaine envahie par la fumée, sur laquelle résistent quelques troncs d'arbres abîmés par un feu de forêt.

Les satellites permettent de suivre le trajet de la fumée, depuis l’Ouest canadien jusqu’à des milliers de kilomètres.

Photo : BC Wildfire/Facebook

Il ajoute que les satellites européens leur permettent également de suivre le trajet de la fumée dans le monde. Vendredi par exemple, la fumée provenant des feux en Alberta et en Colombie-Britannique avait atteint la côte ouest de l’Europe.

En attente de la mission GardeFeu

Le nombre de satellites survolant les zones nordiques comme le Canada est toutefois faible.

La mission GardeFeu de l’Agence spatiale canadienne, dont le lancement est prévu en 2029, comblera le manque, selon M. Johnston qui travaille sur le projet.

Une fois en orbite, le satellite devrait survoler le Canada en fin d’après-midi, lorsque les feux brûlent le plus.

La technologie a aussi accéléré la transmission de l’information aux hommes et femmes sur le terrain. S’il s’agit des informations de la veille, les pompiers n’en ont aucune utilité, remarque Mike Flannigan.

Lors du feu de forêt de 2016 à Fort McMurray, dans le nord de l’Alberta, les données satellitaires devaient être téléchargées à Ottawa, puis envoyées à Edmonton. Ce type de délai n’arrive plus, selon M. Flannigan.

Source :Radio Canada

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