La destruction du barrage de Kakhova force l’évacuation de milliers d’Ukrainiens

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Le barrage qui abrite une centrale hydroélectrique sur le fleuve Dniepr, dans le sud du pays, avait été pris par les forces russes dès les premiers jours de l’invasion de l’Ukraine. Endommagée par une puissante explosion dont s’accusent mutuellement les Russes et les Ukrainiens, l’installation a cédé partiellement mardi matin, laissant passer de grandes quantités d’eau qui ont inondé au moins 24 localités situées en aval, selon le ministère ukrainien de l’Intérieur.

Plus de 40 000 personnes risquent d’être en zones inondées. Les autorités ukrainiennes évacuent plus de 17 000 personnes. Malheureusement, plus de 25 000 civils se trouvent sur le territoire sous contrôle russe, a indiqué sur Twitter le procureur général ukrainien Andriï Kostine. Les forces d’occupation russes ont pour leur part indiqué avoir aussi commencé à évacuer 900 habitants dans au moins trois localités.

Une image satellite montre une vue aérienne du barrage de Nova Kakhovka.

Le barrage de Kakhova sur le fleuve Dniepr retenait d’immenses quantités d’eau.

Photo : Reuters / MAXAR TECHNOLOGIES

Selon l’opérateur ukrainien de la centrale, Ukrhydroenergo, le barrage a été complètement détruit.

À Kiev, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé la Russie d’avoir fait exploser une bombe sur le barrage après l’avoir miné.

Il est physiquement impossible de (le) faire sauter d’une manière ou d’une autre de l’extérieur, avec des bombardements, a expliqué le président Zelensky, contredisant la version de Moscou qui accuse de son côté les Ukrainiens d’avoir détruit l’ouvrage en le bombardant.

Selon le Kremlin, il s’agit d’un acte de sabotage délibéré des Ukrainiens alors que les autorités locales russes évoquaient plutôt de multiples frappes ukrainiennes sur le barrage.

Selon Kiev, les Russes ont volontairement inondé la région située en aval de la centrale pour freiner la contre-offensive ukrainienne imminente dans le sud du pays pour chasser les forces russes des zones occupées.

Construit dans les années 1950 sous l’ère soviétique, le barrage de Kakhova alimente en eau le sud du pays et la péninsule de Crimée, qui a été annexée militairement par la Russie en 2014.

« C’est un impact sérieux sur les gens, sur leur vie. Mais aussi, c’est un autre exemple des conséquences horribles de l’attaque illégale de la Russie sur l’Ukraine. »

— Une citation de  Justin Trudeau, premier ministre du Canada

La guerre en Ukraine

Centrale nucléaire

La centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijia.

La centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande centrale nucléaire d’Europe, est occupée par les forces russes depuis les premiers jours du conflit.

Photo : Getty Images / AFP / ED JONES

La destruction du barrage de Kakhovka inquiète les experts l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA) car les eaux retenues par l’ouvrage alimentent également un réservoir d’eau qui assure le refroidissement de la centrale nucléaire de Zaporijjia, situé 150 kilomètres en amont sur le fleuve Dniepr.

<

p class= »e-p »>Selon l’exploitant ukrainien du barrage, Ukrgidroenergo, le réservoir de refroidissement devrait être opérationnel pendant les quatre prochains jours, mais son niveau décroît rapidement, menaçant le système de sécurité de la centrale.

Le directeur de la centrale, Iouri Tchernitchouk, installé par les occupants russes, estime pour sa part a affirmé qu’il n’y a pas de menaces actuellement pour la sécurité de l’installation nucléaire.

Catastrophe écologique

Une zone partiellement inondée de Kherson en Ukraine.

Une zone partiellement inondée de Kherson, le 6 juin 2023, après les attaques contre le barrage hydroélectrique de Kakhovka.

Photo : Getty Images / SERGIY DOLLAR

Selon Kiev, la destruction du barrage Kakhova a déversé plus de 150 tonnes d’huile à moteur dans les eaux du fleuve Dniepr. C’est la plus grande catastrophe environnementale causée par l’homme en Europe depuis des décennies, s’est indigné Volodymyr Zelensky. La Russie est coupable d’un écocide brutal.

La Russie devra rendre des comptes pour ce crime de guerre, a déclaré le chef du Conseil européen Charles Michel, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a quant à lui dénoncé un acte scandaleux.

Pour le chancelier allemand Olaf Scholz, cela donne une nouvelle dimension à la guerre livrée par Moscou, tandis que le Royaume-Uni a parlé de crime de guerre.

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Source :Radio Canada

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