Filtisac va accroître sa production en Côte d’Ivoire afin de répondre à la forte demande locale

Vues : 21
0 0
Durée de lecture :2 Minute, 21 Secondes

Filtisac, le spécialiste ivoirien de la production de sacs en fibre naturelle coté à la BRVM ambitionne d’accroître sa production afin de répondre à la forte demande d’un marché quasi-exclusivement porté par les filières cacao, café et noix de cajou, deux spéculations dont le pays se positionne au rang de leader mondial.

 » (…) un plan d’augmentation des capacités de production soutenu par nos actionnaires est en phase de déroulement  » a indiqué Ibrahima Charles AMADOU, le directeur général de la société qui recevait les tutelles publiques en charge de ces filières au cours d’une journée porte ouverte ce 13 mai dernier.

Filtisac, unique fabrique de sac de jute implantée dans le pays depuis 1965, ne couvre en effet qu’une partie modeste de la demande nationale et entend renforcer sa position face à une production locale de cacao et de cajou en croissance régulière et qui a été confrontée des difficultés d’approvisionnement d’emballage dans le contexte de la crise sanitaire.

En 2020 et 2021, la société a produit respectivement 21,1 millions et 21.5 millions de sacs représentant le maximum de ses capacités alors que  » les besoins complémentaires de ce marché (sont) estimés à environ 10 millions de sacs  » a souligné Charles AMADOU. Un gap couvert en temps normal par les importations d’autres opérateurs mais qui n’a pu être normalement assuré du fait des perturbations aussi bien au niveau des chaînes logistiques internationales qu’au niveau des pays asiatiques fournisseurs de la fibre naturelle, la matière première du sac de jute. Une situation qui a entraîné une pénurie et a manqué d’impacter les deux dernières campagnes agricoles.

La fibre naturelle sous tension

Cette hausse annoncée de la production, au-delà de répondre à la forte demande locale, devrait en outre contribuer à renforcer la compétitivité de Filtisac avec certainement des économies d’échelle alors qu’elle vient de traverser un exercice difficile. En effet, la société a soldé l’année 2021 par une perte de 1,3 milliard FCFA, son premier résultat négatif sur ces 5 dernières années au moins. Une contreperformance expliquée par la flambée des coûts, dès les débuts de la pandémie en mars 2020, de sa principale matière première : le fil et la fibre naturelle de jute qu’elle importe du Bengladesh.

La fibre de jute a en effet enregistré une hausse de plus de 100% en 12 mois,  » passant de 765 dollars FOB à 1850 dollars la tonne avant de se stabiliser autour de 1200 dollars » et le fil de jute  » est passé de 1 260 dollars la tonne fin 2020 à 1 600 dollars en Mars 2021 avant de frôler les 2 000 dollars la tonne au second semestre 2021 « , a relevé le patron de la compagnie, filiale d’IPS West Africa du groupe Aga Khan. Des évolutions qui grèvent pour une industrie qui reste prometteuse grâce une demande locale qui reste forte.

Happy
Happy
0 %
Sad
Sad
0 %
Excited
Excited
0 %
Sleepy
Sleepy
0 %
Angry
Angry
0 %
Surprise
Surprise
0 %
Digiprove sealCopyright secured by Digiprove © 2022 Eburnews Media
Previous post Carré d’or: Les produits Coca-Cola en Côte d’Ivoire, ont un nouveau distributeur
Next post TECNO EST L’UN DES PREMIERS À LANCER LA VERSION ANDROID 13 BETA SUR SA TOUTE DERNIÈRE CAMON 19 PRO 5G

Average Rating

5 Star
0%
4 Star
0%
3 Star
0%
2 Star
0%
1 Star
0%

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :