RLE 2022/Guikahué aux cadres PDCI : «Les candidatures d’accord, mais la liste électorale d’abord»

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Prof. Maurice Kakou Guikahué, SE en chef du PDCI-RDA, a présidé, mardi 8 novembre 2022, une session du Secrétariat exécutif. Au sortir de cette 199e rencontre des Secrétaires exécutifs du parti de Bédié, le N°2 s’est entretenu avec la presse présente. Entretien.

 

Monsieur le Secrétaire exécutif, vous venez de présider une session du secrétariat exécutif, quels sont les grands sujets que vous avez débattus ?

Le secrétariat était à sa 199ème session et nous avons surtout parlé de la procédure spéciale d’établissement des actes de naissance et de certains dossiers pour l’identification. Nous avons organisé le terrain en coordinations régionales pour travailler au niveau de la région. Nous avons responsabilisé des vice-présidents pour coordonner cette opération importante qui a cours jusqu’en février 2025.

Mais dans l’urgence, ces comités vont s’occuper de la révision de la liste électorale qui commence le 19 novembre prochain. Il y a 31 régions créées, dirigées par des vice-présidents pour la plupart du temps et le président du parti a reçu ces responsables ce matin (mardi 8 novembre 2022) pour leur prodiguer des conseils et lancer l’opération d’abord de révision de la liste électorale et surtout d’établissement des pièces de nos militants dans le cadre de l’objectif de 2025.

Aujourd’hui, je peux donc dire à nos militants : nous avions fait appel à candidature bien sûr, parce qu’au cours des différentes réunions, cela est ressorti et que c’est maintenant qu’on fait la révision de la liste électorale. La date n’avait pas été précisée, elle est précisée. Je voulais donc leur dire : les candidatures d’accord, mais la liste électorale d’abord. Vous avez beau avoir les moyens d’être un grand candidat brillant, mais si vous n’avez pas d’électeurs sur la liste électorale, vous ne serez pas élu.

 

Dans votre zone à Gagnoa, depuis 2020, vous aidez des gens à avoir leur papier. Après le vote de la loi en 2018, vous avez fait une tournée en 2019 pour l’expliquer. Mais il y a des responsables qui attendent la liste électorale pour aider ?

Justement, c’est la raison pour laquelle, nous avons fait ces comités qui ont une mission permanente. Le président les a mis en mission jusqu’en 2025. Donc, ce n’est pas une activité ponctuelle. Il y a l’organisation régionale qui a des démembrements au niveau départemental, communal et sous-préfectoral. L’objectif, c’est de mobiliser le maximum de cadres, de jeunes et de femmes autour d’une action majeure, aider nos militants à avoir les pièces. Pour les élections qui viennent, on va rattraper parce qu’il y a beaucoup de personnes qui ont des certificats de nationalité, des cartes d’identité et qui ne sont pas sur la liste électorale. Il faut les encadrer, il faut vérifier aussi si on ne nous a pas biffés de la liste électorale, c’est important. Il faut vérifier aussi si l’on n’a pas fait des transferts frauduleux. L’opération est donc un moment important d’encadrement des populations.

La CEI a donné un site pour vérifier, mais moi j’encourage nos responsables politiques à aller faire la vérification physique. Parce que vous pouvez trouver le nom sur le site et puis plus tard, il peut disparaitre. Et quand les listes provisoires seront affichées, il faudrait aussi que nos responsables aillent vérifier si ce qui a été inscrit, c’est ce qui est. C’est là que souvent, il y a la négligence. Donc, ce n’est pas seulement pour la révision de la liste électorale que les Comités ont été faits, c’est pour aller plus loin et de façon permanente.

 

Selon la loi, chaque année, la Commission électorale doit procéder à la révision de la liste électorale. Il semble que ce n’est pas toujours le cas. Que fait le PDCI? 

On en a parlé, mais on nous avance des problèmes budgétaires.

 

Récemment, il y a eu l’élection au niveau des CEI locales. Est-ce que le PDCI laisse tomber cette façon de faire qu’il avait décriée ?

Le PDCI n’avait pas refusé que ces élections aient lieu. Le Coordonnateur du Comité de gestion des élections a même fait un communiqué en demandant à nos représentants d’aller aux élections. Les élections sont faites, il faut assumer.

 

Oui, mais il y a eu beaucoup de plaintes ?

Et si on avait gagné toutes les CEI ? Vous allez faire un match de football. Parce que vous n’avez pas pris la coupe, donc, le match n’a pas existé ?

 

Oui, mais il y a des partis partenaires du PDCI qui n’étaient pas représentés à ces élections pour les CEI locales…   

On dit que vous allez faire la finale, on dit qu’il y a le règlement qui enfreint, c’est 11 joueurs. Arrivée là-bas, on dit maintenant c’est 10 joueurs. Mais si vous acceptez de jouer le match, mais vous assumez le résultat du match. Moi, je pense que c’est un problème dépassé, il faut regarder l’avenir pour se réorganiser.

 

Mais, il y a des préjudices Monsieur le Secrétaire exécutif ?

Je ne peux pas aller plus loin.  Quand c’est non, on dit non. Quand c’est oui, on dit oui.

 

Est-ce qu’il y a un chiffre spécial que le PDCI veut atteindre à travers cette opération ?

On ne dit pas ça à la presse.

 

Concernant la CEI, il y a un bras de fer qui s’annonce ?

Non, ce n’est pas un bras de fer. Les députés  PDCI ont fait une déclaration. Surtout moi, j’ai développé une idée que je voulais partager avec vous pour que vous la diffusée. C’est-à-dire que dans le cadre de la recomposition de la CEI, dans les représentants, on a donné 5 postes. Donc, il y a 5 représentants à la CEI choisis par les partis de l’opposition. Or il y a 157 partis de l’opposition pour 5 postes. Donc, il faut un critère objectif de discrimination pour faire le choix.

En 2001, quand il a fallu mettre la CEI en place, on a dit que ne rentraient à la CEI que les partis politiques qui avaient un député ou un conseil municipal. Vous vous rappelez que le RDR avait boycotté les élections législatives. Donc, le RDR n’avait pas de député à l’Assemblée et c’est le PDCI qui avait le Groupe parlementaire. Le PDCI a pris la parole pour dire que le RDR, qui venant de gagner 64 mairies, ne pouvait pas être en dehors de la CEI. C’est comme ça qu’on a ajouté les municipalités.

Donc, pour être à la CEI, il fallait avoir un député ou un maire. En 2002 quand il y a eu la rébellion, qu’on est allé négocier à LINAS Marcoussis, on a pris les 3 mouvements rebelles : MPCI, MPIGO et MJP. Pour aller à cette discussion, on a pris les partis politiques qui étaient représentés à l’Assemblée nationale. C’est ainsi qu’on a pris 7 partis politiques.

Donc chaque fois qu’on a fait la représentation des partis politiques dans un milieu, en Côte d’Ivoire, on a eu l’habitude de s’en référer à la représentation au Parlement ou bien dans les municipalités.

Ensuite, dans la révision qu’on a faite, pour équilibrer, on ajoute un élément du parti au pouvoir et un élément de l’opposition. Mais il se trouve que le parti politique qui a été identifié pour rentrer à la CEI, c’est le PPA-CI. Mais pourquoi le PPA-CI ? Le PPA-CI est un parti comme tout autre. Mais on a ciblé le PPA-CI parce que le PPA-CI a un Groupe parlementaire. Donc, c’est un bon critère. On ne peut pas avoir un Groupe parlementaire et puis être absent de la CEI. C’est la raison pour laquelle, on a dit dans ces conditions et à partir du moment où les critères pour choisir le PPA-CI, ce sont les élections à travers leur représentativité puisqu’ils ont des députés, pourquoi pour tous les 5 représentants de l’opposition, dans la CEI centrale, on ne met pas le critère d’élus ? Les partis qui ont un député, un maire ou un conseil régional peut rentrer à la CEI. Parce que sur quelle base, on choisit des partis de l’opposition qui ne sont pas représentés à l’Assemblée nationale ? Quel est le critère objectif qui le permet ? C’est ce que j’ai posé comme problème.

Je pense que c’est un sujet d’équité parce qu’on est dans un cadre de dialogue, d’apaisement pour que ce soit inclusif pour que tout le monde participe. Il faut avoir des critères clairs. Pourquoi certains partis politiques seraient dedans et d’autres ne seraient pas dedans. Qu’est-ce qu’on leur répond ? On leur répondra que c’est parce que vous n’avez pas d’élus. Là, c’est une réponse objective. A part ça, quelle réponse, on va donner ? Cela va encore entrainer des supputations, des suspicions, or on doit dépasser les suspicions, on doit se faire confiance.

C’est ce que j’ai dit, mais étant de l’opposition ce n’est pas passé. Mais voici la raison pour laquelle, j’ai demandé que la représentation des partis politique à la CEI se fasse par une représentation par des élus. Pourquoi, parce que de l’autre côté, on dit : les représentants des partis au pouvoir. Ils sont au pouvoir pourquoi, parce qu’ils ont gagné des élections. S’ils n’ont pas gagné d’élection, ils ne peuvent pas être au pouvoir. Donc, si ceux qui ont gagné les élections ont des élus, donc, ceux qui vont rentrer à la CEI doivent avoir en face d’eux aussi des élus. Ce qui serait logique.

 

Le vote en commission n’a pas été favorable à l’opposition ?

Oui, ça a été rejeté.

 

Quelle suite donnez-vous donc à cette affaire ?

On fera un amendement à la plénière. On va reposer le problème à la plénière.

 

Et s’il n’y a pas de suite favorable ?

On va voir. Puisque c’est si que vous dites. Ça peut ne pas passer en Commission et passer en plénière. D’autant plus que c’est tellement logique que normalement, ça ne devrait pas poser de problème.

 

Il n’y a pas que ça. Il y a aussi la question de la surreprésentation du pouvoir à la CEI, qui n’est pas encore réglé…

On a fait ce combat en 2019, 2020, moi je pense qu’il faut avancer. Si demain le PDCI est au pouvoir, il sera surreprésenté aussi. La loi, elle est impersonnelle. Donc, demain, si les choses changent, il ne faut pas que ceux qui sont là aujourd’hui crient pour dire que nous aussi, on est surreprésenté. La politique, c’est un balancier. C’est ce qu’on appelle le fait du Prince. Quelqu’un ne peut avoir le pouvoir et vous allez partager équitablement avec lui. Ça n’existe nulle part. On dit que le Président doit avoir un représentant. On a dit que c’est logique, mais dans une situation où le président n’est pas président d’un parti politique. On dit que ce n’est pas le représentant du président, mais une personnalité choisie par le président. Donc, la nuance est importante.

 

Peut-on en savoir plus sur la rencontre entre le président Bédié et les coordonnateurs régionaux ?

Je l’ai dit. Le président a donné les instructions, mais il fallait lui donner les résultats des personnes qui ont été choisies et comment, nous étions organisé. Et le président a apprécié et a donné des conseils et sa bénédiction. Il a demandé que ce soit une activité pérenne et qu’il faut que les responsables soient vigilants. C’était l’essentiel. Il nous a exhortés à croire en cela et à travailler.

 

Le prochain Bureau politique, est-ce que la date d’avant le 15 décembre tient toujours et est-ce qu’il se prépare activement ?

Oui, ça tient. Mais si vous avez remarquez, ces derniers temps, les activités d’identification prennent le dessus parce que c’est l’urgence. Mais le BP se prépare. Ceux qui doivent le préparer ont été identifiés, ils sont connus. Mais, nous, on anime le terrain pour ne pas être absent sur la liste électorale.

 

Au dernier BP à Daoukro, il y a eu une suspension de séances par rapport… ?

Non, c’était une idée qui a été émise et après les interventions, on a renoncé à cela.

 

Est- ce que ce problème ne va pas resurgir ?

Mais si le problème a été réglé, c’est qu’il n’y a plus de problème.

 

Mais des gens réclament un Congrès extraordinaire avant le prochain Congrès ?

Mais quelle est la différence entre un Congrès extraordinaire et un Congrès ordinaire ? C’est les mêmes personnes. Nous sommes à la porte d’un Congrès ordinaire. Ce qu’un Congrès extraordinaire peut régler, un Congrès ordinaire peut régler. Donc, allons au Congrès. Qui convoque le Congrès ? C’est le BP.

 

 Ils disent que le nombre des membres du BP a augmenté par rapport au nombre qui avait été annoncé au 12ème Congrès ?

On a fait le Congrès en 2013. En 2015, il y a eu un Congrès extraordinaire, le 25 février avec ce BP qui l’a convoqué. Le 15 octobre 2018, le même BP a convoqué  un Congrès extraordinaire. S’il devait avoir un problème, c’est un problème de jurisprudence. Deux Congrès extraordinaires ont déjà accepté et il y a eu des résolutions qui ont été prises de continuer avec les organes jusqu’au prochain Congrès. Donc, il peut y avoir des débats mais ça ne va pas aller loin.

 

Et le prochain Congrès comment il se prépare ?

On n’en est pas encore là. Ne perdez pas nos militants, parlons de listes électorales. Le temps du Congrès viendra après. On doit penser en permanence à la liste électorale. C’est pourquoi je dis candidature d’accord, liste électorale d’abord.

 

Monsieur le ministre, nous avons assisté récemment à l’arrivée de Monsieur Gnamien Konan au Pdci. Quel commentaire ?

Le ministre Gnamien Konan est membre du groupe parlementaire PDCI RDA depuis la dernière législature. Il était apparenté au Pdci depuis longtemps, donc il a franchi le pas. Cela ne nous surprend pas. C’est logique. Il était avec nous lors de la dernière législature et cette fois il est définitivement avec nous ; il prend sa carte, c’est tout à fait normal. Il régularise la situation, sinon il y a longtemps qu’il nous côtoie.

 

Ahipeaud Martial aussi ?

Ahipeaud, ça fait la troisième fois qu’il se présente. Il est avec nous depuis longtemps.

 

Vous avez votre programme de tournée et récemment on vous a vu à Gagnoa et Tiassalé…

Oui, je suis en train d’expérimenter une façon de faire. Quand je vais à Gagnoa je traverse Tiassalé, Divo Lakota et après je vais à Gagnoa. Donc j’ai fait une expérience, j’ai appelé le délégué de Tiassalé pour lui dire que je vais à Gagnoa et que je vais passer. Il m’a dit ça tombe bien, parce que j’ai moi-même des activités. A mon retour, je me suis arrêté à Tiassalé et on a visité des familles, j’ai parlé à des militants et puis j’ai continué ma route. C’est  ce que je vais faire maintenant. Quand je voyage, je vais tôt et m’arrête dans une circonscription. On n’a pas besoin de faire des tournées particulières. Ceux qui me voient passer tous les jours, peuvent bénéficier de moi, s’ils ont besoin de moi. Donc ce que Tiassalé a fait, les autres qui sont sur mon chemin peuvent aussi le faire.

 

Lakota ?

Oui, Lakota, Divo et si je passe par Yamoussoukro, Oumé, Sinfra, tout le monde peut le faire.

 

Si vous avez un dernier, un appel ?

Je reviens sur les comités régionaux d’identification que nous avons mis en place. Je lance d’abord un appel aux vice-présidents, les délégués, les membres du bureau politique et les cadres. Un Vice-président a été choisi par région. Tout le monde doit se mobiliser autour de lui. Il ne va pas travailler seul, il va travailler avec une équipe composée du vice-président et de délégués. C’est l’occasion de mobiliser la région. Si vous vous rappelez, notre Grand Conseil s’appelle Grand Conseil régional. C’est donc l’occasion de faire l’inventaire de tous les cadres du parti dans nos différentes régions.

Donc indépendamment de l’identification, il y a un objectif de mobilisation et de recrutement. Il faut que tous les cadres se rapprochent, et que l’identification soit le ciment, l’activité qui mobilise tous les cadres du parti. Parce que l’identification, tout le monde peut en profiter. La révision de la liste électorale qui commence, elle concerne les élections locales (municipales et régionales). Donc ne voyez pas seulement ceux qui vont être candidats à la mairie ou à la région.

C’est une activité qui va être pérenne pendant trois ans, jusqu’en 2025. Vous savez très bien la proximité qu’il y a entre les élections présidentielles et les élections législatives. Donc si on fait l’identification, la liste va être utilisée par les prochains candidats législatifs. Parce qu’on ne sait pas qui va être candidat. Ça, c’est pour les cadres.

Ensuite les militants de base. Il faut que nos comités et nos secrétaires de section se mettent au travail. C’est un travail qui est facile. Vous êtes dans un comité, vous faites des réunions, vous demandez dans les villages et vous faites le point pour savoir quels sont ceux qui ont les jugements, ceux qui n’ont pas de jugements, ceux qui ont des jugements mais qui n’ont pas de certificat de nationalité, ou encore quels sont ceux qui ont des certificats de nationalité et qui n’ont pas de carte d’identité. Quels sont ceux qui sont sur la liste ou qui ne sont pas sur la liste ? Poser ce problème dans un village, c’est aussi simple que ça ! Dans la commune, on a multiplié les sections et les comités de base. Ce sont de petits territoires, donc c’est un petit travail facile à faire si on veut le faire. La volonté compte avant tout. Les gens parlent de moyens. Mais pour que les moyens viennent, il faut d’abord avoir la volonté. C’est une politique qu’on finance. Donc la volonté d’abord. Quand on va voir que la personne est volontaire, elle fait un travail, alors on dit cette personne il faut l’aider. On va dans un premier donner l’argent à tout le monde, et puis après on ne voit pas le résultat. Donc il faut que tous les militants se mobilisent.

Enfin, on a fait appel à candidatures. Ce problème a commencé à se poser. Les gens qui interviennent comme candidats, on leur demande de se mobiliser d’abord autour de la liste électorale. Après on va parler de candidature. Donc il faut qu’ils se mettent en veilleuse, ils sont candidats, c’est normal, ils peuvent battre leur campagne, mais il ne faut pas que ce soit source de division et de zizanie dans le parti dans la région.

Il faut que tout le monde se mette ensemble. Ceux qui sont candidats à la candidature ne savent pas qui on va choisir. Donc c’est le moment de faire la liste électorale, parce que le choix peut tomber sur vous. Si vous boudez la liste électorale et que c’est vous qu’on choisit, qui va vous voter ? C’est donc le moment de se mobiliser ; c’est une grande opération. Le président du parti compte vraiment là-dessus. Ça ne s’arrêtera pas en décembre. C’est jusqu’en février 2025. On a du travail, maintenant c’est clair, la ligne politique est claire : établissement des pièces de nos militants pour qu’ils se retrouvent nombreux sur la liste électorale en 2025. Parce que c’est là que commence la victoire.

 

Propos recueillis par GT, DS et BN

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