RELATIONS FRANCE-AFRIQUE : L’APPROCHE RÉALISTE DE JEAN-LUC MÉLENCHON.

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C’est un truisme de le dire, les relations entre la France et certains pays de ce qui fut il n’y a pas si longtemps son pré-carré, ont pris des grains de sable qui manifestement grippent la machine naguère si bien huilée.
RELATIONS FRANCE-AFRIQUE : LA MACHINE EST GRIPPÉE
Pour expliquer cet état de fait, les autorités et la presse françaises, ainsi que les nombreux experts qui écument les plateaux des télévisions françaises, n’ont eu de cesse de pointer du doigt, la Turquie, la Chine et particulièrement la Russie.
À toutes les sorties du président français en Afrique, notamment lors de ses dernières visites au Cameroun, au Bénin et en Guinée Bissau, Emmanuel Macron n’a fait qu’emboucher sa trompette favorite, pour dépeindre la Russie sous toutes les mauvaises coutures. Il ne s’est pas privé de mettre les Africains en garde contre le danger qui les attend dans leur commerce avec la Russie.
Dans la posture d’un professeur dans un amphithéâtre, il s’est évertué à dispenser des cours de géopolitique et de relations internationales à des « étudiants » africains, dont le thème principal est la Russie.
Outre ces mises en garde récurrentes contre la Russie, les dirigeants français n’ont jamais fait l’économie, dans leurs rapports avec leurs collègues africains, de propos désobligeants et discourtois, teintés de paternalisme, de condescendance et d’infantilisation.
On se rappelle bien la passe d’armes entre Emmanuel Macron et Félix Tshisekedi, à une conférence de presse, lorsque le premier s’était rendu à Kinshasa pour une visite officielle.
À aucun moment (du moins officiellement), les dirigeants français n’ont cherché à savoir pourquoi les Africains succombent de plus en plus au discours tenu par Moscou, Ankara ou Pékin.
Tout comme ils n’ont pas changé le regard qu’ils posent sur les Africains depuis « l’indépendance », encore moins leurs paradigmes d’approche dans la coopération avec l’Afrique. Ils donnent l’impression que pour eux, le temps est figé, si bien qu’ils ne se sont pas rendus compte que les temps ont changé et les générations aussi.
Il leur revient de s’adapter à cette nouvelle donne ou faire la place à d’autres.
Désormais, les relations avec l’Afrique, quel que soit le partenaire, doivent s’appréhender dans une perspective de rapport gagnant-gagnant et non le rapport du cheval et du cavalier. Tout le monde doit se rendre à l’évidence que ce que les générations passées ont accepté, même à leur détriment sans protester, ne peut prospérer aujourd’hui. Les générations actuelles ne l’acceptent pas et attendent vivre de nouvelles expériences, en élargissant la coopération à d’autres puissances.
Il ne s’agit non plus, de changer de maître pour un autre, mais de nouer des relations de toutes natures avec tous les pays, dans le respect mutuel, où chaque partie tire profit de la relation.
Mais la France est restée nostalgique d’une époque où il lui était loisible de faire et de défaire les dirigeants africains de son pré-carré. Aujourd’hui, peu sont les rues africaines qui accepteraient de telles forfaitures.
C’est pourquoi, à un moment où les états africains cherchent à trouver des réponses à leurs préoccupations existentielles, ils comprennent mal, que le souci de la France soit de mettre en mission en Afrique, précisément au Cameroun, Jean-Marc Berthon, ambassadeur pour les droits des personnes LGBT.
Pour meubler son séjour au Cameroun, il était prévu une conférence débat sur la définition du genre, de l’orientation et de l’identité sexuelle, et un spectacle, certainement pour célébrer cette « abomination ».
La fin de non-recevoir opposée par les autorités camerounaises à la visite de ce nouveau type de diplomate, est à la dimension de l’exaspération que suscite cette volonté d’obliger les Camerounais à célébrer l’homosexualité.
Peut-on objectivement penser à Paris, que le souci actuel des Camerounais et par-delà des Africains, est de faire la promotion de l’homosexualité ? Ou à recevoir des leçons, au cas où ils ne seraient pas d’accord ?
Est-ce avec ce genre d’actions que la France espère supplanter la Chine, la Turquie ou la Chine ?
La déclaration de Jean-Luc Mélenchon, président de « la France insoumise » à cet effet, doit donner à réfléchir à ses compatriotes.
Il dit ceci : « …Comment voulez-vous être un partenaire fiable et influent en Afrique avec ce gouvernement médiocre ?
La Chine propose un projet d’infrastructures, l’Inde un projet agricole et la Russie un projet sécuritaire. Vous, vous allez promouvoir l’homosexualité. La médiocrité de ce gouvernement est incroyable… ».
Cette déclaration résume en partie l’agacement qu’éprouvent les Africains à l’égard de la coopération avec la France et en général avec l’Occident ces derniers temps. Cela explique pourquoi Russes, Chinois, Indiens ou Turcs ont le vent en poupe en Afrique.
Y a-t-il en effet un choix à faire entre l’offre actuelle des Français et celles des autres puissances ? Assurément non.
Nul ne peut reprocher aux occidentaux de faire la promotion de l’homosexualité chez eux, mais vouloir exporter en Afrique ce qui est considéré comme une abomination, est une hérésie qui ne peut prospérer.
Ainsi va le monde.

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