Région du Gbôklê : Enfin la réconciliation entre les cadres, après plus d’une décennie de palabres ?

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Éloignés depuis 2011 pour certains ou 2013 pour d’autres, ce jour 20 août 2022, les cadres de la région du Gbôklê (Fresco et Sassandra) ont fait la paix. Ils se sont parlé après une longue période (11 à 12 ans de palabres) en présence du Président Alain Cocauthrey, témoins de cette réconciliation au cours de la 4e édition du Festival « Adjahin 2022 ».

Le Président du groupe parlementaire PDCI RDA au Sénat, le Vénérable Alain Cocauthrey a représenté le Président du Sénat, Vénérable Jeannot Ahoussou-Kouadio à la fête de génération de la fratrie Neyo à Sassandra du 18 au 21 Août 2022 dernier.

Ce fut une belle fête, placée sous le haut parrainage du Président Ahoussou-Kouadio et la présence effective du Vénérable Président Alain Cocauthrey, son envoyé. Ci-dessous le discours intégral du vénérable Jean-Baptiste PANY, Sénateur élu de ladite région.

Vénérable Alain Cocauthrey, Sénateur élu de la Région du Gbêkê, Président du groupe parlementaire PDCI RDA au Sénat, précédemment Ministre de l’Industrie et de la promotion du secteur privé,

Représentant du Président Jeannot Ahoussou – Kouadio, Président du Sénat de la République de Côte d’Ivoire, parrain de la 4e édition du Festival Adjahin 2022.

M. Le Préfet de Région du Gbôklê, Préfet du Département de Sassandra,

Honorable Fregbo Guété Basile, Vice-président de l’Assemblée nationale,

Président du Conseil Régional du Gbôklê,

Monsieur Sangaret Zie Leonard, Maire de la Commune de Sassandra ;

Excellence Monsieur l’Ambassadeur Koné Boubacar;

Monsieur le Maire Liby Koita Vincent ;

Monsieur le Maire Claude Roger Abenou ;

Distingués Chefs de village,

Très Honorés Chefs religieux,

Monsieur Damana Pikas, Secrétaire Général du PPACI;

Monsieur Koffy Logbé Antony, coach international de la sprinteuse Marie José Ta Lou, cadre de la région du Gbôklê ;

Chers parents ; Chers invités ; Chers festivaliers ;

Les villages de Gôdê et de Goviadou se réjouissent de votre présence sur les terres de nos ancêtres.

Tous en vos rangs, grades et qualités, les deux village réunis vous souhaitent les bienvenus et vous disent merci. Ahayouhoyagninzo, Ahawoukuoa.

Monsieur le Ministre Alain Cocauthrey, Vénérable Sénateur,

Représentant le Président Jeannot Ahoussou-Kouadio, Président du Sénat de la République de Côte d’Ivoire, Parrain de la 4ème édition du « festival Adjahin »

Nos parents de Gôdê et de Goviadou, tous sans exception se joignent aux populations des 24 villages Neyo ici représentés ainsi qu’à la diaspora Neyo, pour vous souhaiter à vous et à votre délégation les bienvenus.

La fratrie Neyo se réjouit en effet de l’occasion que vous lui offrez pour vous témoigner sa gratitude.

Sans hésiter, vous avez accepté de représenter le Président du Sénat à ce festival, parrain de cette cérémonie qui s’institutionnalise progressivement dans la fratrie Neyo puisque nous en sommes à la quatrième édition, évoluant tant bien que mal vers sa maturité.

Pour cela permettez-moi, Mesdames et Messieurs de remercier notre jeune frère Ruffin Nouma.

À César ce qui est à César.

Il a eu l’idée, le concept a été accepté par tous. « Adjahin » existe grâce à lui.

À ce stade de mon propos, je me tourne également vers le Président du Conseil Régional du Gbôklê, le Député Fregbo Basile, également vice-Président de l’Assemblée nationale.

Simplement pour lui dire merci d’avoir accepté de nous apporter son soutien qui a permis de faciliter l’accès au village. Sa présence à cette cérémonie, et surtout à Gôdê, témoigne de la volonté de tous, d’aller à la réconciliation et à la paix.

Personnellement, je l’encourage à terminer ce que nous avons commencé, aussi bien dans la famille, au sein de notre famille, que dans toute la région du Gbôklê.

Nos parents en ont besoin, tous nos concitoyens, autochtones comme allogènes ou allochtones ont des attentes très fortes pour la paix et la Cohésion sociale.

Tous, ils nous observent, ils nous regardent.

Adjahin à Sassandra, tout comme Zopka à Fresco est un très beau terreau, un excellent tremplin pour ce faire.

Monsieur le Président, Vénérable Alain Cocauthrey,

Nous vous prions d’accepter de transmettre nos remerciements au Président Ahoussou – Kouadio Jeannot, parrain de cette cérémonie marquant la 4ème édition de Adjahin, célébrée à Gôdê.

J’ai du mal à croire que le Hasard existe.

La mémoire historique du village retient en effet que Gôdê est un village Baoulé à l’origine, tout comme le Président Ahoussou-Kouadio.

En vous demandant, à vous Vénérable Alain Cocauthrey, Sénateur élu du Gbèkè à revenir sur ces terres le représenter en vue de célébrer la réconciliation des fils de la région du Gbôklê, il semble demander au Sénateur élu aussi par les Gôdês de Beoumi de venir dire aux Siadoubo ainsi qu’à leurs frères du canton Kébé, que le litige qui les opposa jadis sur cette terre du village de Gôdê est désormais vidé.

Les Gôdês ont pardonné aux Neyo. Les Neyo par ma voix vous disent également de transmettre aux « Godias » que les « Siadougbo » ont pardonné la faute.

J’ai du mal à croire que le Hasard existe.

Vénérable Alain Cocauthrey, vous êtes tout comme le Président Ahoussou-Kouadio, les pionniers du Sénat de la Côte d’Ivoire indépendante. Tout comme le fussent jadis Houphouet Boigny et son frère Etienne Djaument, les premiers parlementaires de la colonie de Côte d’Ivoire. Gôdê est le village de Wouyere Yipe la maman de Etienne Djaument, le Sénateur élu de la Colonie de Côte d’Ivoire en 1947.

Un pionnier visite le village d’un autre pionnier.

  1. le Président du groupe parlementaire PDCI RDA au Sénat,

J’ai du mal à croire que le Hasard existe.

Les parents maternels d’Etienne Djaument vous supplient, au nom de la réconciliation, de transmettre au Président Ahoussou-Kouadio qu’ils sont à ses côtés.

Surtout, ils l’encouragent à œuvrer en vue de réhabiliter la mémoire de tous les Pères fondateurs de la République de Côte d’Ivoire, d’œuvrer pour le pardon des fautes de ceux qui auraient fauté, d’œuvrer pour que soit déliées les chaînes de toutes les personnalités de toutes les crises passées jusqu’à ce jour, y compris celles qui ne sont pas contemporaines à beaucoup parmi nous.

Les causes des divisions dans la région du Gbôklê sont nombreuses.

Avant de clore mon propos, je voudrais m’attarder sur deux d’entre elles : la politique et le patrimoine foncier.

Au nom de la cohésion sociale, malgré nos divergences d’opinion, condamnons-nous à vivre comme la langue et les dents.

Quant aux conflits fonciers, nous avons à prendre l’engagement de préserver les terres coutumières des familles. Chez nous les Neyo, la terre est un bien collectif. Celui qui vend sans l’accord de la famille vend mal et celui qui a acheté sans cet accord, aura mal acheté.

Nous demandons à l’administration de l’agriculture d’être vigilante afin d’éviter le piège des enquêtes foncières frauduleuses ou dolosives. Bien de conflits fonciers semblent prendre leurs sources à ce stade, souvent négligé.

Enfin les Neyo de la zone Kébé et Gôdê ont une dernière doléance, menacée par l’érosion côtière : que l’administration accepte de déplacer le CNRA dans une des forêts classées de la région du Gbôklê en vue de faire de l’espace. La zone à libérer pourrait servir pour le recasement en vue de l’habitat et des activités agricoles desdits villages.

C’est sur cette note que je voudrais clore mon propos en vous souhaitant bonne fête de « Adjahin 2022 ». Et souhaiter que cette 4e édition soit le Socle de la cohésion sociale.

Je vous remercie,

Awounkoua

 

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