Côte d’Ivoire: Un mouvement citoyen dresse un tableau sombre des souffrances des Ivoiriens, Alassane Ouattara interpellé

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Le Cri du peuple,  mouvement citoyen de défense des droits des populations ivoiriennes, a décidé de ne pas se taire  tant que celles-ci  » vivront dans une souffrance aiguë ». Raison pour laquelle ce mouvement a animé  une conférence de presse,  le samedi 05 novembre dernier, au Plateau-Dokui, pour lancer un cri d’alarme au Chef  de l’État,  Alassane Ouattara, par la voix de son président Hérode Séri.

A cette occasion,  le président du Cri du peuple  a dépeint un  » tableau  malheureux  » de la situation sociopolitique et économique de la Côte d’Ivoire.  Une situation des plus alarmantes qui a amené ce mouvement citoyen à  conclure que le pays  est sur « les rives de la mort. »

 » Population de Côte d’Ivoire, aussi longtemps que nous vivrons dans cette souffrance aiguë, le Cri du peuple donnera de la voix sans langue de bois. Un peuple ne peut se sentir persécuté et s’empêcher de pleurer. Même un bébé dans une telle situation troublerait le sommeil de ses parents jusqu’à la réalisation de ses vœux », a lancé Hérode Séri pour introduire son propos liminaire.

Puis de poursuivre : «Monsieur le Président de la République de Côte d’Ivoire, à défaut de discuter à bâtons rompus avec vous, nous voudrions vous adresser cette note qui traduit l’expression des visages froissés de colère de vos concitoyens et des cœurs anesthésiés par la douleur. Les mots ne sont pas assez forts pour traduire entièrement la profondeur de notre souffrance. (…)  Notre pays est devenu invivable au point où nous sommes aujourd’hui sur les rives de la mort.»

Une situation qui, selon Hérode Séri, « va de mal en pire depuis aujourd’hui 12 ans »  et que lui-même décrit comme « amertume ».

En effet, selon le  Cri du peuple et son président, la quasi-totalité des feux de la situation sociopolitique et économique sont au rouge. Sur le plan économique,  note Hérode Séri,  « le niveau de vie des ivoiriens est quotidiennement difficile et doublé d’un manque de perspective fiable et durable. La plupart des jeunes ivoiriens n’ont que des emplois temporaires dont la rémunération ne peut constituer le soubassement d’une vie ».

Il a saisi ce volet social pour interpeller Alassane Ouattara sur des pratiques pas saines qui ont cours dans les hôpitaux du pays. « Monsieur le Président de la République, dans nos hôpitaux publics, une pratique constituant avant toute intervention du médecin, à nous faire payer des gants, un carnet de santé et autres, contribue à l’augmentation du taux de mortalité. Plusieurs malades en n’ont été victimes », a fait savoir le président du Cri du peuple.

Au chapitre économique, le conférencier a été sans ménagement à l’égard du pouvoir RHDP allant jusqu’à comparer ses pratiques à celles du temps de la colonisation.

« Sur le plan économique, toute considération mise à part, nous pouvons  affirmer que le pouvoir se comporte comme le colonisateur qui faisait payer l’impôt de capitation à nos parents avant les indépendances. Sur toutes les transactions financières mobiles nous devons débourser 100 francs qui n’ont rien avoir avec les frais de ladite transaction. Même l’attestation d’identité qui coutait 2500f est passée à 5000 francs soit 100% d’augmentation. Et le timbre des lépreux, à quoi sert-il, lorsque nous savons que ces derniers ne bénéficient d’aucune action gouvernementale? » A déploré Hérode Séri.

Outre la dénonciation de « cet impôt colonial »,  le président du Cri du peuple a déploré plusieurs tares dont le surendettement de la Côte d’Ivoire, les postes budgétivores, le budget de souveraineté  trop élevé du chef de l’Etat, les frais d’inscription dont il exige la suppression et la situation des 3000 docteurs qui n’honore pas  la Côte d’Ivoire et enlève tout espoir à la jeunesse, aux élèves et aux étudiants, d’un lendemain meilleur.

Hérode Séri ne s’est pas arrêté là, « la question des libertés publiques en Côte d’Ivoire qui a du mal à se faire une place »  était au menu des préoccupations du mouvement citoyen qu’il préside. A ce propos, il a indiqué que  » tout État dans lequel le citoyen ne peut s’exprimer sans courir le risque d’être arrêté,  s’éloigne de l’Etat de droit. »

Ce pourquoi,  le Cri du peuple exige la libération de tous les prisonniers politiques et militaires dont Pulchérie Gbalet.

En tout cas pour le Cri du peuple,  « beaucoup de défis restent à relever » au niveau politique dont plusieurs réformes à la Commission électorale indépendante (CEI) et le prolongement du délai de l’enroulement des ivoiriens d’ici et de l’étranger.

Après avoir dépeint « ce tableau malheureux » de la situation sociopolitique et économique de la Côte d’Ivoire,  le président Hérode Séri  et le Cri du peuple espèrent que « la semence » de leurs revendications  est tombée sur la « terre fertile » de l’oreille attentive du chef de l’Etat Alassane Ouattara en vue d’une « moisson favorable » pour la résolution de cette situation de la  » souffrance aiguë  » des populations ivoiriennes.  Faute de quoi, « des actions de sauvetage » seront entreprises par le Cri du peuple pour libérer la Côte d’Ivoire de la situation de « prise d’otage » dans laquelle elle est embourbée depuis 12 ans maintenant.

 

Vagoné Dry-Bi

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