46 militaires détenus au Mali: «Ce problème va connaitre un dénouement très rapidement», selon Téné Birahima Ouattara

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Le projet de loi relatif à l’application de la convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication et du stockage des armes bactériologiques ou toxines et sur leur destruction, était porté par le ministre d’Etat, Téné Birahima Ouattara, ministre de la Défense, devant la Commission sécurité et défense (Csd), du Sénat. Ce le jeudi 15 septembre 2022, à la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix de Yamoussoukro.

Face aux Vénérables membres de la Csd, l’envoyé du Chef de l’Etat, avant l’adoption dudit texte de loi, a fait connaître l’intérêt pour la Côte d’Ivoire d’adhérer à une telle convention. Ainsi donc, répondant aux préoccupations des uns des autres, il a fait noter que «même si la Côte d’Ivoire n’a pas de menace en la matière, il est important de prévenir, nous faisons partie d’un ensemble de pays dans le concert des nations, et nous avons le besoin d’adhérer à cette Convention pour pouvoir bénéficier de l’appui des pays qui sont expérimentés en la matière pour pouvoir nous apporter tout le soutien dont nous avons besoin pour nous protéger contre l’invasion d’armes biologiques ici en Côte d’Ivoire. »

Et d’insister pour dire que «la menace n’est pas réelle en Côte d’Ivoire, mais il vaut mieux prévenir que guérir. En fait, nous adhérons à cette convention parce qu’en y adhérant nous nous protégeons en quelque sorte. Nous avons donc les informations rationnement à cette affaire, information qui nous sont données par les pays qui ont la capacité d’en avoir et ceci est important. Il faut être signataire de cette convention pour pouvoir bénéficier du soutien et même de la protection des pays beaucoup plus armés que nous. Nous veillons à la sécurisation du territoire et il faut que nous puissions ensemble sécuriser notre pays.»

Puis de faire connaitre quelques statistiques. « Je peux dire que tous les pays de la CEDEAO ont ratifié ce projet, et même si nous allons plus loin, nous avons des statistiques : au moins 183 Etats ont signé et ratifié, en Afrique sur les 54 Etats, six (Namibie, Tchad, Djibouti, Erythrée, Comores et Soudan du Sud) l’ont signé et ratifié. Ce qui veut dire qu’il y a un engouement à signer et ratifier ce projet de loi», a-t-il souligné. Toutefois, il a fait cette précision: « Il n’y a pas une sécurisation spécifique aux agents biologiques, nous avons une sécurisation qui est global et qui concerne à la fois le grand banditisme et le trafic de drogue.»

Revenant sur les questions sécuritaires aux frontières de notre pays, notamment le terrorisme, le ministre d’Etat, ministre de la Défense de saluer le travail des hommes en arme sur le terrain. « Nous sommes confrontés à des défis sécuritaires et il faut féliciter les éléments des forces de l’ordre de Côte d’Ivoire. Il faut vraiment les féliciter. J’ai toujours dit qu’il ne suffit pas d’armer une armée, mais il faut que les hommes qui animent l’armée puissent avoir la conviction, avoir la force de faire face au défi qui leur est posé et c’est en cela que notre armée est vraiment exemplaire. Je voudrais encore une fois féliciter les forces de l’ordre et leur demander de continuer comme c’est le cas actuellement», s’est-il satisfait.

A PROPOS DES 46 MILITAIRES AU MALI

Sur l’affaire des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali, le patron de la Défense ivoirienne s’est voulu rassurant, face aux Sénateurs. « Nos soldats au Mali se portent bien. Je voudrais rassurer les familles des 46 soldats encore détenus au Mali qu’ils se portent bien. Hier (Ndlr : mercredi 14 septembre), le Président de la République a présidé une réunion du Conseil national de sécurité (Cns) au cours de laquelle des décisions ont été arrêtées. Le Président de la République s‘est envolé ce matin (ndlr : hier jeudi matin) pour Rome ; ensuite il se rendra aux Nations unies pour la 77e session de l’Onu et je crois savoir qu’au cours de cette réunion se tiendra une réunion extraordinaire des pays membres de la Cedeao pour statuer sur la situation qui prévaut entre la Côte d’Ivoire et le Mali relativement à la détention injustifiée des 46 soldats ivoiriens. Comme l’a indiqué le Président de la République, nous pouvons rassurer les ivoiriens que ce problème va connaitre un dénouement très rapidement. C’est ce que nous pensons et nous y croyons fortement», a-t-il fait savoir.

GRO avec Sercom Sénat

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